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Tags: News and Opinion Storyboard Pro Harmony Customer Story Animation Storyboarding Trends Film Television Games Education

Le secteur montréalais de l’animation est en plein boom

Pour beaucoup d’entre nous, « Montréal » évoque des images de rues pavées couvertes de neige dans le quartier historique du Vieux Port, de hockey et de mets canadiens comme le sirop d’érable ou la célèbre poutine. C’est la plus grande ville de la province francophone du Québec, la deuxième ville de la fédération, et sa riche et longue histoire dans le domaine de l’animation remonte à Norman McLaren à l’Office national du film (ONF). Aujourd’hui, les incitatifs fiscaux, les établissements d’enseignement de premier plan et l’innovation menée par Toon Boom Animation ont contribué à transformer l’industrie locale de Montréal en un centre mondial de production de médias numériques.

Montréal possède la plus forte concentration sectorielle du Canada avec plus de 3 000 spécialistes travaillant dans l’animation 3D et 2D et les effets visuels, et le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ) prévoit une hausse de 65% en matière d’emploi d’ici 2020. Selon Hubert Bolduc, président et PDG de l’agence de développement économique Montréal International, 13,6% des investissements habilités par son organisation en 2017 relevaient de ce secteur.

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Source: Wikipedia

Le Gouvernement du Canada rapporte que le secteur québécois de l’animation et des effets visuels a généré des contrats d’une valeur totale de 262 millions de dollars en 2017 et qu'il connaît une expansion rapide. Entre 2013 et 2018, il a enregistré une croissance des emplois phénoménale, de 190%, ainsi qu’une augmentation annuelle de 27% sur le plan du volume des activités depuis 2009. Alors que les studios et les productions affluent à Montréal, son style de vie légendaire plein de joie de vivre est un attrait supplémentaire pour les jeunes talents; la ville est la quatrième au classement de la qualité de vie en Amérique du Nord.

« Les incitatifs fiscaux établis ont attiré des acteurs plus importants dans la ville, ce qui a élargi rapidement le vivier de talents à Montréal, ainsi que le désir d’innovation. La communauté a évolué et, considérant le soutien financier continu des dispositifs gouvernementaux et les opportunités de financement, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi la production de médias numériques est florissante ici », explique Lee Thomas, directeur marketing et relations publiques chez Double Stallion Games.

Les studios d’animation de Montréal voient des avantages majeurs

Parmi les plus importantes sociétés de production locales, on compte Oasis Animation, le plus grand studio d’animation 2D du Québec, avec des projets incluant F is for Family, Arthur et Pérusse Cité. L’an dernier, il a annoncé une expansion majeure de 3,33 millions de dollars qui va renforcer sa capacité de production, développer et moderniser ses infrastructures, et agrandir son équipe avec 100 nouveaux animateurs numériques, doublant ainsi sa taille. Le studio attire et développe les meilleurs talents en devenant un Centre autorisé Toon Boom Animation (ATC).

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Source: Netflix

Installé directement au siège d’Oasis Animation, l’ATC est le premier en son genre au Canada. Il formera de jeunes artistes à l’utilisation du logiciel d’animation Toon Boom, incluant Storyboard Pro et Harmony, et le tout, gratuitement. Mis en place grâce au soutien des gouvernements du Québec et du Canada, ce centre aidera le studio à répondre à la demande internationale de contenus originaux.

« Même si bon nombre de nos productions, comme Les grandes gueules (Teletoon at Night) et Pérusse Cité (Société Radio-Canada/CBC), ont laissé leur empreinte au Québec, plus de 50% de nos revenus proviennent de l’extérieur du Canada, des États-Unis principalement. En 2018 et 2019, plus de 80% de nos revenus viendront de l’exportation de services d’animation numérique », disait Jacques Bilodeau, président fondateur d’Oasis Animation, dans une déclaration.

Des studios internationaux d’envergure comme Cinesite, ON Animation, Reel FX, Mill Film, Digital Domain et Caribara ont récemment fait leur arrivée dans la ville. Caribara Montréal est le premier site nord-américain et le quatrième site de la société de production française, implantée en France, en Belgique et maintenant au Québec. Son studio canadien sera consacré entièrement à la création d’animation 2D dans Toon Boom Storyboard Pro et Toon Boom Harmony.

Établie en tant que partenariat entre Caribara et TouTenKartoon, un studio local existant depuis 20 ans, Caribara Montréal permettra à sa société mère française de bénéficier d’incitatifs fiscaux dans trois pays. Au Québec, cela peut représenter jusqu’à 42% de crédits d’impôt pour les coûts de production et de main-d’œuvre. Entre autres projets de Caribara Montréal, on trouve à ce jour la série pour enfants primée aux Emmy, La Cabane à Histoires, Ollie & Moon, des séquences 2D pour l’éditeur de jeux vidéo Ubisoft Montréal et des travaux publicitaires pour la France, sans compter ceux dans le carnet de commandes.

« Aujourd’hui, Montréal est un lieu incontournable dans le domaine de l’animation 2D. Nous sommes très enthousiastes, car tout le secteur enregistre une croissance très rapide. Nous avons énormément de projets dans notre carnet de commandes aujourd’hui, et je sais que c’est parce que nous sommes basés à Montréal », dit Guillaume Dubois, PDG de Caribara Montréal.

Actuellement, Caribara Montréal compte 10 employés et elle recrute activement (voir les offres d’emploi et postuler ici). Ce chiffre devrait passer à 50 d’ici la mi-2019 et à 100 d’ici l’année prochaine. Le studio collabore également avec le Campus Pivaut en France pour développer un environnement qui associe studio et école, afin de créer un espace unique dédié au développement local des compétences en animation 2D. Heureusement, lorsque son équipe a besoin d’apprendre quelque chose, elle peut toujours se tourner vers les formateurs Toon Boom.

« Toon Boom est certes un logiciel gigantesque, mais son équipe est toujours réactive lorsque nous avons besoin de quelque chose, que ce soit le développement d’un nouvel outil ou des réponses à nos questions. C’est génial d’être à Montréal, à proximité d’eux », remarque Dubois.

Les écoles de Montréal offrent une formation en animation de classe mondiale

L’essor rapide du secteur montréalais de l’animation peut être lié à l’éducation et à la formation, en particulier, au programme d’animation 2D sur trois ans du Cégep du Vieux Montréal (CVM), le seul programme public en son genre au Québec. Lancé en 1999, le Centre d’excellence Toon Boom (Centre of Excellence, COE) accepte 45 étudiants par an dans ses formations respectives en 2D et 3D; environ 30 finissants obtiennent leur diplôme chaque année. Le plus formidable étant que, pour les résidents du Québec, la formation ne coûte que 100 à 150 dollars par semestre.

Après avoir été conçu en fonction de l’animation traditionnelle sur papier, le programme d’animation 2D du CVM inclut désormais davantage les outils et les compétences numériques. Bien qu’il mette encore l’accent sur le dessin à la main, aujourd’hui, ses jeunes artistes utilisent exclusivement des tablettes plutôt que de faire des dessins sur papier et de les scanner dans Toon Boom Harmony. En outre, il utilise le logiciel conforme aux normes du secteur pour former ses étudiants afin de maximiser leurs compétences évolutives comme l’animation de découpages (« cut-out »), les armatures (« rigging »), ainsi que la maîtrise de fonctionnalités comme les déformateurs (« deformers »).

« Lorsque j’ai débuté à Montréal au début des années 90, la moitié des animateurs sortaient du Sheridan College. Aujourd’hui, la plupart des animateurs d’ici viennent du Cégep du Vieux Montréal, ce qui est très satisfaisant. C’est pour cela que nous sommes ici », remarque Pierre Grenier, directeur du département d’animation du Cégep du Vieux Montréal.

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Source: Cégep du Vieux Montréal

Ses étudiants en animation 2D commencent avec les bases de l’animation (à savoir l’anatomie et la perspective) et progressent jusqu’à un projet final de troisième année. Ce travail scolaire est différent de ce que proposent les autres écoles, car il se concentre sur le travail individuel et non en équipe. Les étudiants créent l’histoire, conçoivent les personnages et les décors, et réalisent la totalité du processus d’animation, du nettoyage (« clean-up ») à la coloration (« colouring ») jusqu’à la composition (« compositing »).

Cette expérience complète arme les étudiants du CVM pour le travail en studio, et Grenier estime que deux tiers d’entre eux intègrent le secteur directement à la sortie de l’école (si ce n’est avant). De plus, ils sont en mesure de présenter leur travail au public lors du Gala de fin d’études annuel de leur école, auquel assistent avec enthousiasme des sociétés de production de Montréal, du Canada et d’Amérique du Nord. Après l’événement, les étudiants et les représentants des studios se rendent dans une salle de réseautage où des entretiens d’embauche sont très souvent organisés sur place.

Grenier estime qu’environ trois quarts des jeunes diplômés restent à Montréal pour travailler dans des studios comme Oasis Animation ou même chez Toon Boom HQ, et ils ont raison. Selon Nestpick, la ville a été classée deuxième meilleure ville du monde pour les milléniaux l’an dernier et elle est l’une des villes les plus abordables en Amérique du Nord pour y vivre et fonder une famille. En conséquence, Grenier pense que cet afflux de talents locaux formés à Toon Boom encourage les studios à accepter des contrats.

« C’est un âge d’or pour Montréal, la ville est en plein boom aujourd’hui. Toutes les semaines, je reçois des offres de studios qui recherchent des candidats à des postes juniors, voire seniors », dit Grenier. « Le fait d’avoir le Cégep du Vieux Montréal ici, qui produit de nombreux artistes formés, montre aux studios que s’ils signent un gros contrat, ils seront en mesure de trouver les talents dont ils ont besoin localement. »

Pour l’animation montréalaise, le jeu (vidéo) en vaut la chandelle

Les étudiants et les studios ne sont pas les seuls à bénéficier du boom de l’animation à Montréal. Le développeur de jeux vidéo Double Stallion Games a lancé en 2018 son dernier titre, Speed Brawl, un jeu en 2D, dans le style du dessin à la main animé dans Toon Boom Harmony. Il est au premier rang d’une nouvelle vague de créateurs indépendants en train de révolutionner le secteur du jeu vidéo contemporain avec une esthétique classique, tout en donnant satisfaction en termes d’action et d’amusement.

Montréal est déjà reconnue en tant que centre du jeu vidéo, après les seules Tokyo, Londres, San Francisco et Austin. Il est intéressant de noter qu’en raison du style dessiné à main qu’il utilise pour ses jeux, Double Stallion recrute ses talents artistiques principalement auprès du secteur local de l’animation télévisée. Le fait d’être très proche du siège de Toon Boom a favorisé un échange mutuel et solidaire d’innovations et d’idées alors que l’entreprise concrétise sa vision unique et son pipeline de projets.

« Chez Double Stallion, nous créons un produit final totalement nouveau pour les outils de
Toon Boom où les personnages que vous jouez sont animés avec le logiciel Toon Boom et placés directement dans notre moteur de jeu. Le processus au cours des dernières années a été très créatif, nécessitant la coopération des animateurs et programmeurs travaillant en tandem pour livrer l’expérience Speed Brawl que nous avions imaginée », dit Thomas.

Donner vie à des visions créatives a toujours été au cœur de la mission de Toon Boom Animation. Alors que l’entreprise célèbre ses 25 ans en 2019, un quart de siècle de travail intense porte ses fruits : une histoire qui se raconte à travers l’écosystème florissant et autonome de l’animation de Montréal, et de bien d’autres qui sont tout comme lui à travers le monde. À l’avenir, le secteur local peut prétendre à des aspirations mondiales encore plus importantes, ce qui, pour Grenier, signifie plus de films.

« C’est peut-être une douce illusion, mais je pense que nous verrons plus de longs métrages d’animation ici, à Montréal », remarque-t-il.

Considérant ce je ne sais quoi qui caractérise le secteur de l’animation montréalais, force est de constater qu’il pourrait avoir raison.

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Image de la bannière: Oasis Animation 

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